Batwoman

Qu’ont en commun Steven Spielberg, Bjork et Klaxons? Le projet art pop Bat For Lashes.

Chouchou des médias alternatifs d’Angleterre depuis la parution de son album Fur and Gold l’année dernière, l’ex-institutrice Natasha Khan, mieux connue sous le sobriquet de Bat For Lashes, vit présentement un véritable conte de fée. « Je ne dirais pas que lire des histoires de princesses, de monstres et de dragons à des petits enfants à vraiment influencer mes textes — qui sont certes imagés, mais aussi très personnels —, mais ce travail motivait tout de même plus mon inspiration que mes précédents boulots dans des usines ou encore dans des cubicules. » se rappelle la principale intéressée. Hippie dans l’âme qui s’est même offert un pèlerinage à San Francisco il y a quelques années, Khan est aussi une éternelle positive.

« En fait, je suis contente d’avoir perdue! » muse la chanteuse et multi-instrumentiste lorsqu’on l’interroge sur sa déconfiture au Mercury Prize Award (récompense britannique – équivalente au prix Polaris canadien – qui est finalement revenue à la sensation « nu rave» Klaxons). « Bien que j’ai apprécié l’attention des médias au moment où on a annoncé ma nomination. Je me suis rendu compte du cirque entourant tout cela que le soir du gala et je ne voulais pas qu’on me pousse à enregistrer rapidement un nouvel album ou un truc du genre si je devais remporter ce prix.

Avec le “hype”, vient évidemment les comparaisons pour cette artiste qui a souvent été liée à des musiciennes de la trempe de Bjork et Toris Amos. “Ça ne me “choque” pas, car c’est quand même flatteur d’être mentionnée dans le même souffle que ces femmes fortes et indépendantes, mais ça devient vite redondant! Mais bon, je comprends le besoin de certains critiques de vouloir “cataloguer” ma musique alors, je demeure patiente et j’espère qu’on me parlera plus de mon approche musicale que celle des autres lors du prochain album!”

Outre l’intérêt des médias pour son compact, Bat For Lashes retient aussi l’attention sur la Toile, tout particulièrement pour son clip “What A Girl To Do” où l’interprète devient le personnage central d’un ballet pour cyclistes troquant le casque pour le masque animalier. “Non ce n’est pas un “bad trip”, mais un hommage aux films des années 80!” lance Khan en rigolant. “On voulait faire un clin d’oeil à des films comme E.T. Et tant qu’à susciter Steven Spielberg, on a tourné comme lui sur pellicule. Pendant 22 heures, j’ai roulé sur une petite route avec des champions de BMX flanqués de tête de lapins qui se cassaient la gueule sur l’asphalte glissant. Imaginez leur réaction lorsqu’on leur a dit qu’il fallait retourner le clip car il y a eu un problème au développement de la bobine utilisée!”

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