Métal en fusion

Qu’ont en commun Pink Floyd, Rod Stewart et TTC? Le groupe rock métal Deftones.

Groupe séminal du mouvement « nü metal » des années 90 aux côtés des Korn et Linkin Park, Deftones a tout de même réussi à tirer son épingle du jeu au fil des années en ne faisant qu’à sa tête. Alors que plusieurs de ces cohortes à la Limp Bizkit s’accompagnaient de DJs, le collectif de Sacramento optait plutôt pour un « disc jokey » qui mixait sans platines. « Lorsque les gars m’ont recruté, j’avais un “background” de DJ plutôt normal. » raconte le multi-instrumentiste Frank Delgado. « Le défi que je me suis alors imposé était de contourner la voie facile, d’émuler le “scratching” et le “sampling” à l’aide d’autres moyens en plus d’expérimenter avec de nouvelles textures. L’intérêt de Delgado pour le trip-hop et la musique concrète allait notamment contribuer aux succès critiques des albums Around The Fur et White Pony. “J’ai toujours eu divers intérêts musicaux, je n’ai pas grandi qu’en me limitant qu’au spectrum ‘métal’ de la chose.” ajoute celui qui déclarait récemment au magazine Remix qu’il carburait autant à du bon vieux The Cure qu’aux rythmiques de TTC.

Après l’accueil plutôt tiède réservé à leur quatrième album lancé en 2003, puis à la compilation de “b-sides” parue en 2005, le collectif a délaissé son réalisateur habituel Terry Date au profit d’un proche collaborateur de Pink Floyd, Rod Stewart et Jane’s Addiction pour l’enregistrement de leur nouveau CD Saturday Night Wrist: le producteur Bob Ezrin. “On avait envie d’essayer de nouvelles choses avec des personnes différentes et ça a donné un album dont on est tout de même fiers.” tranche Delgado à propos de l’expérience. Outre le remue-ménage derrière la console, plusieurs interprètes se sont aussi succédé devant le micro. En plus du chanteur Chino Moreno, on peut notamment y entendre la surprenante Annarie Hardy du duo indie rock Giant Drag.

“Cette collaboration n’était pas un geste calculé.” précise Frank. “On a rencontré Annie via des amis communs et on a tout simplement constaté qu’on avait des atomes crochus avec elle. C’est plus une histoire de rencontres que de styles musicaux.’ Une philosophie qui colle aussi à la façon dont Deftones aborde leur genre de prédilection. ‘Je crois qu’une de nos forces majeures est justement qu’on ne se limite pas qu’au métal. En surfant plusieurs musiques, on ne se lasse pas en plus de toucher à divers marchés. »

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