Drôle de bête

Comme Godzilla il y a quelques années, le collectif dance punk Creature prend d’assaut les États-Unis et ne fait pas de quartier!

Rencontré au Coyote Ugly (oui, oui) d’Austin, le front féminin de Creature ne se laisse pas impressionner par les serveuses se déhanchant lascivement sur le comptoir aux rythmes très « nineties» de Limp Bizkit (oui, oui). Mieux encore, la bassiste Anastasia Culurides et la claviériste Lisa Iwanycki mettront leurs verres fumés que lorsqu’on débutera l’entrevue. Creature est à peine arrivé au Texas, n’a pas d’album à son actif et adopte déjà une attitude de « rock star»… et ça lui va plutôt bien d’ailleurs.

Quatuor dont plusieurs membres ont gravité autour du groupe culte Me, Mom & Morgentaler, Creature émettait ses premiers accords et sons de cloches (à vaches) dès 2004. Ces musiciens allaient rapidement se glisser dans cette fameuse vague de “groupe indie rock montréalais” qui a capturé l’imaginaire des médias états-uniens…et canadiens. En 2005, le Mirror coiffait le projet du titre de “Noisemakers” de l’année. L’année suivante, The Gazette invitait son lectorat à surveiller le collectif au cours de l’année 2007. Les demoiselles ont leur propre explication sur le secret de leur succès.

“Au Canada, on a une culture générale à la fois très consciente et très authentique.” clame le charmant duo. “On fait des choses qui viennent de nos coeurs et on ne fait pas les choses que pour suivre les tendances. On pourrait bien avoir affaire à une révolution: le public n’est plus esclave de ce qu’on leur force à écouter à la radio.”

Outre ses machinations révolutionnaires, Creature vient tout juste de lancer Dance…Now! – un maxi digital en vente sur le portail Sugartune – en attendant leur premier album à paraître plus tard cette année. Dansez, maintenant!

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