Pour en finir avec Arcade Fire…

Le blogue interprétations diverses s’attaque à Win Butler et sa bande en mettant en ligne dix raisons de détester le groupe. C’est plus ou moins drôle, mais c’est samedi et voici quelquex extraits pour ceux qui ne cliqueront pas sur le lien…

Petit bonus pour lire le texte suivant: une maquette du groupe (y’en a une autre sur I Guess I’m Floating): Arcade Fire – Intervention (live @ KCRW en 2005).mp3

« 1. Ils ne savent pas produire leurs disques. En rock, le lyrisme n’exclut pas obligatoirement la finesse. Si Arcade Fire est un peu le Radiohead des 00s, ils est loin d’en avoir l’intelligence de production. Si Win Butler a quelque chose de David Byrne, il n’a pas encore trouvé son Eno. Résultat: Funeral était génialissime à la première écoute, seulement génial à la dixième. Et à la vingtième ?

2. Ils font du rock comme à l’église. La religion est l’opium du peuple, elle est aussi le Valium du rock. Devant les grandes orgues d’Intervention, que nous reste-t-il à faire ? Se signer, se prosterner, mettre quelques euros dans la corbeille ? Tout ça sent l’autodafé collectif façon David Koresh dans dix ans. Ou encore pire : l’utilisation d’Arcade Fire à l’entrée de tous les mariages des années 2010.

3. Ils ont trop de musiciens sur scène. Quand on ne sait pas trop comment défendre un argument, on fait appel à l’argument d’autorité. Allons-y : « You can’t beat two guitars, bass, drums » (Lou Reed).

4. Ils sont canadiens. Les Canadiens sont les petits cousins des Français, on aime les groupes canadiens comme des petits cousins : gentiment. On a beau ironiser souvent (et lourdement) sur l’Amérique et les Américains, n’oublions pas qu’ils resteront longtemps au centre de nos imaginaires musicaux. Pendant ce temps-là, Arcade Fire tiendra un stand au salon de la Francophonie.

7. Leurs clips ne sont pas très intéressants. Flou pas très artistique (Rebellion (Lies)), conte dessiné un peu plat (Neighborhood #2 (Laïka))… bref, rien qui n’accroche vraiment la rétine, même chez nos amis érudits de la Superette.

10. Ils sont le groupe symbole de la blogosphère. L’arbre qui cache la forêt. Derrière eux, de magnifiques suicide commerciaux (le Clap Your Hands Say Yeah), des disques suintant la classe de partout (le Shins), tout le monde le dit, mais personne ne le crie. Parfois, quand même, quelqu’un ose inverser l’échelle des valeurs, car c’est peut-être ça, la pire transgression (tranquille) de notre époque : mettre seulement 8,4 à un disque d’Arcade Fire.« 

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