Chronique semi-automatique #7: SXSWest Island

Certaines personnes profitent d’un vol d’avion pour s’envoyer en l’air alors que d’autres optent plutôt pour un bon vieux détournement, moi (étant Sagittaire ascendant « nerd»), j’y écris ma chronique quelque part entre Austin et Montréal. Pour avoir une meilleure idée de l’expérience SXSW, consultez le blogue « Mission SXSW» sur votre site web favori : www. hornybitc… bangbangtemort.com.

Pour revenir sur l’événement qui retenait l’attention des médias locaux (ou encore l’argument massue utilisé auprès de nos patrons pour pouvoir couvrir le festival) lors de la récente édition, je crois qu’on peut qualifier la vitrine « M For Montréal» de succès. Bien que les manchettes pompeuses à la « Marie-Mai triomphe en France » (alors qu’elle s’ est sûrement produite dans une salle grande comme une salle de bain) me laissent toujours méfiant, je dois tout de même me rendre à l’évidence qu’à défaut d’avoir attirer une foule en folie, ce « showcase» aura au moins stimulé l’imaginaire des médias étrangers à en juger l’abondance d’articles, critiques et entrevues sur les grosses pointures à la Breastfeeders ou Malajube.

Sans vouloir mêler musique et politique, on a aussi pût constater à quel point le Québec et le Canada sont deux entités différentes… même en ce qui concerne la promotion de ses artistes. Alors que l’initiative “Canadian Music Blast” s’offrait un stand impecc » – et souvent désert – distribuant stylos et macarons en forme de feuilles d’érable, « M For Montreal » s’offrait un bar de collégiens pour fournir de la poutine gratos aux États-Uniens. Devinez qui a remporté plus de succès? Un indice : les pout’ ont été engloutis en 90 minutes alors qu’il restait encore de « pins » rouges « Made in Canada » trois jours après notre arrivée.

En ce qui concerne le SXSW en tant que tel, on retiendra surtout que le happening n’est pas seulement la référence en matière d’événements culturels par ses proportions gargantuesques, mais aussi par ses points d’honneur mis sur sa programmation rafraichissante — même le mélomane le plus passionné y fera des découvertes — et sa mécanique bien huilée (des concerts débutant à l’heure prévue? Je n’y croyais plus!). Pour mieux comparer, imaginez des Francofolies prenant des risques ou encore un Pop Montréal moins chaotique et vous aurez une bonne idée de ce qu’est South By Southwest… ça et de nombreuses mésaventures (surveillez la section « Bang Bang TV» de notre site pour avoir plus de détails).

Dans la mire : le mot « caramel »

Le manque de sommeil et l’alcool aidant, Léonardo Calcagno – poète, prophète et l’homme s’occupant des ventes de ce magazine – a réussi à me convaincre que le mot « hipster» n’était plus… « hip». Avis aux lecteurs se tenant à la fine pointe des dernières tendances, on doit maintenant écouter du Tricot Machine, voter vert et dire « caramel ». Alors qu’ » hipster» rimait avec ironie et West Island, « caramel » est chaleureux et fait chaud au coeur. Mieux encore, « caramel » — en tant que qualificatif culturel – peut être utilisé comme un baromètre! Par exemple, Thunderheist serait du savoureux « caramel croquant » tandis que la carrière musicale de Jacques Villeneuve serait du gros « caramel mou » qui tache.

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