Cowgirl solitaire

Alors que ses fringants collègues se reposent, Marie-Annick Lépine tente l’aventure solo.

« Ah! J’aimerais faire un disque avec mes propres chansons et tout ça! » clamait déjà Lépine à l’âge de 14 ans alors qu’elle grattait ses premiers accords de guitare. Des années plus tard, la multi instrumentiste se mettait finalement en selle. « Je me suis sentie « prête» vers janvier 2005. » se rappelle Marie-Annick. « Dès lors, j’ai commencé à écrire des chansons et des textes dans cette optique-là et j’étais plutôt contente des résultats : j’étais capable de les travailler au point d’en être finalement satisfaite. » Deux ans passent avant la parution d’Au bout du rang, un album plus personnel que les collaborations de Lépine au sein des Cowboys fringants, mais qui garde tout de même un air de famille.

« Oh, c’est arrivé comme ça! » lance la chanteuse à propos de la participation de son frère aîné à l’écriture de la pièce « L’air de rien ». « Je croyais que ça serait plaisant d’inclure quelque chose qui ne venait pas seulement de moi. Mais ce n’était pas une obligation au point de dire “Ah, faut absolument que mes frères y contribuent!», mais une de mes valeurs principales demeure quand même la famille! »

Un credo qui allait pousser Lépine à y inclure aussi son clan élargi alors que sa comparse Catherine Durand ainsi que les Cowboys Jérôme Dupras et Karl Tremblay viendront lui prêter main-forte sur certaines compositions. Mais là s’arrête les références au populaire collectif selon la principale intéressée. « Les Cowboys me ressemblent, mais ce n’est qu’un aspect de la musique que j’aime faire. » ajoutera la chanteuse avant de poursuivre sur ses textes. « C’est sûr qu’en faisant partie des Cowboys fringants, l’engagement est un aspect de ma vie qui est très présent, mais ce n’est pas tout mon disque, on s’entend.»

Un bon exemple des références personnelles de Lépine, sur le CD, un passage d’une berceuse de Passe-Partout insérée dans la chanson « Dans ma cour ». Un clin d’oeil qui, étonnamment, lui aurait été inspiré par un chanteur culte de nationalité française. « Pour être franche, l’idée m’est venue d’une chanson de Manu Chao où il reprenait “Mon ami Pierrot” » avoue Lépine. « Je trouvais que le concept d’insérer une chanson connue dans une composition personnelle était une idée très intéressante ! »

Une autre pièce qui se distingue de l’œuvre de Marie-Annick, la ballade « Près du Saint-Laurent » qui clôt aussi le disque. « C’est la chanson qui me touche le plus, celle qui même lorsqu’en était au « mastering » venait encore me chercher ! » confie la cowgirl. « C’est le texte qui exprime le mieux, selon moi, la difficulté que les gens de ma génération ont à s’abandonner totalement à quelqu’un d’autre. J’ai l’impression que c’est un concept qu’on est moins capable d’assumer aujourd’hui. En tout cas, j’sais pas si tu me comprends, mais, de toute façon, la chanson le résume mieux que ce que j’viens d’dire ! » conclura-t-elle en éclatant de rire.

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