Shows de boucane!

Un mois après le lancement de Fires Under The Road, GrimSkunk veut mettre le feu aux planches du Spectrum.

It’s all good!” lance d’emblée Franz Schuller. Installé entre les planches de surf et les affiches rock d’usage décorant la salle de conférence de son étiquette, le chanteur, guitariste et grand manitou d’Indica semble satisfait de l’accueil du nouvel album lancé en octobre dernier. Qualifié de “concentré, sans temps mort” par le Ici et même de “disque épique” par The Gazette, Fires Under The Road est aussi l’un des rares albums de GrimSkunk dont le groupe est entièrement satisfait. « On a l’impression que nos côtés psychédélique “buzzé” et rock “coup de pied dans la face” sont combinés d’une manière quasi parfaite sur cet album là.» poursuit Schuller.

La route vers Fires Under The Road
En plus de réconcilier les deux facettes de la formation culte, cette nouvelle offrande est aussi la première en compagnie de l’ex Groovy Aardvark Vincent Peake. « Même si on était super chum avec Vince, ce n’était pas sûr que c’était pour “fitter”! spécifie toutefois Franz. La magie n’allait toutefois pas tarder à opérer. “On l’a senti la première fois qu »il est monté sur scène avec nous” poursuit le guitariste. « C’était comme “Ah! C’est d’même que ça aurait dû être lors des trois dernières années!” Depuis le départ de Boris
[Saint-Maurice, fondateur du Bloc Pot et aujourd’hui membre du Parti Libéral], c’est avec Vince qu’on a retrouvé un esprit “à cinq” plutôt qu’à “quatre plus un”.»

Bien que quatre années séparent Fires Under The Road de leur précédente galette Seventh Wave, la plupart des nouvelles pièces auraient été rédigées, composées et même parfois improvisées sur le terrain en compagnie du réputé producteur Gggarth Richardson (qui a aussi endisqué avec Rage Against The Machine et Red Hot Chili Peppers par le passé). « Quand on a commencé à enregistrer, on n’avait aucune idée de la direction à prendre. On avait environ 35 maquettes de 35 styles différents! Ça a été bon d’avoir quelqu’un comme Gggarth pour trancher.» explique Schuller. « C’est un album ou y’a eu beaucoup de spontanéité. Moi pis Joe [Evil, claviériste et chanteur] on a écrit minimum 50% des paroles “sur le spot”.» Des textes qui ne font d’ailleurs pas dans la dentelle.

Vive le feu
Collectif à qui l’on doit déjà les brûlots politisés « Gros tas (d’marde)» et « Le Gouvernement songe», GrimSkunk est toujours aussi cinglant aujourd’hui envers les sociétés québécoise et états-unienne. «
On s’en va ou là?!” s’invective Franz. « Je trouve outrageant le discours employé par le gouvernement et les médias. De nos jours, on entend Stephen Harper dire des mots comme “une réponse mesurée” après un massacre de 40 enfants au Liban!» Le parolier soutient toutefois que ces pièces ne tiennent pas que de la “provoc’ attitude”. « Je ne suis pas là pour convaincre le monde de voir les choses à ma manière. Moi j’veux provoquer un débat.»

Heureusement, tout n’est pas toujours aussi sombre dans le monde de GrimSkunk: le collectif prépare d’ailleurs pas moins de deux soirées au Spectrum ce week-end. Au programme: prestations, projections en plus d’un large éventail d’invités. « En ce moment, la scène musicale pancanadienne est en pleine effervescence. Ce qui créé, d’un autre côté, beaucoup de trafic. C’est donc difficile de remplir les salles quand y’a trop de bons shows! On a donc eu le réflexe d’organiser des shows “all age”, abordables et avec quatre bands afin de rameuter tout le monde pour faire un crisse de bon show!»

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