Appuyer sur le champignon

La deuxième édition du Festival Arcadia passe au niveau supérieur. Aperçu des différentes activités de l’événement en compagnie de la productrice et conceptrice de l’événement.

Arcadia autour du monde

La fameuse conférence E3 sévit depuis plus d’une dizaine d’années aux États-Unis, le Tokyo Game Show, lui, subsiste depuis 1996 tandis que le Leipzig Games Convention d’Allemagne existe depuis 2002. Après avoir attiré une dizaine de milliers de professionnels du milieu des jeux vidéo, de curieux et de joueurs invétérés l’année dernière, le Festival Arcadia persiste et signe en présentant une nouvelle édition du plus gigantesque événement du genre au Canada. « Arcadia est le premier festival de jeux vidéo destiné d’abord et avant tout au “grand public”», précise l’instigatrice de l’événement Marie-Annick Boisvert. « Montréal étant une ville bouillonnante où des compagnies comme A2M, Electronic Arts et Ubisoft ont implanté des studios, il était temps qu’on aille une telle attraction.» Malgré la popularité grandissante du genre (non contents d’accompagner le lancement de plusieurs films de jeux thématiques, de plus en plus de producteurs planchent sur des adaptations cinématographiques – souvent douteuses – de jeux vidéo à succès), les profits de l’industrie continuent de chuter tandis que les organisateurs du E3 prévoient restreindre l’accès du public lors de la prochaine édition du happening. « Ça ne sera jamais le cas avec Arcadia!» ajoute Boisvert. « Notre mission est aussi d’exposer les créations de l’industrie canadienne au grand public. »

Nouveautés, premières, etc.

En plus d’exposer l’habituelle panoplie de créations de géants comme Xbox, Arcadia présentera aussi plusieurs nouveautés très attendues. Outre un nouvel épisode de la fameuse série Rainbow Six d’Ubisoft et le controversé Bully de Rockstar Games (boîte en arrière de la fameuse série interlope Grand Theft Auto), le public montréalais aura aussi droit à la première canadienne de Wii, la prochaine console de Nintendo. Engin qui innove dans le domaine en permettant aux joueurs d’être plus actif tout en jouant via sa manette intégrant les mouvements de l’utilisateur au jeu. En plus de pouvoir s’accoutumer aux commandes de la nouvelle bébête de Nintendo, les « gamers» auront aussi la chance d’éveiller leur âme chevaleresque en se frottant aux forces du mal de Twilight Princess, le tout nouveau chapitre de la saga Zelda.

Le jeu, c’est du sérieux

Non contente d’aborder le jeu vidéo du côté ludique, l’édition 2006 d’Arcadia se penchera aussi sur le côté plus académique du média. « L’industrie s’est développée tellement vite que la formation a mis du temps avant de suivre.» soutient Marie-Annick. « Les jeux vidéo, ce n’est pas qu’une affaire de programmation. Le public doit découvrir qu’il y a maintenant des programmes scolaires d’élaborés en plus d’une variété d’avenues comme le graphisme, la scénarisation, etc.». En plus de pouvoir assister à des conférences de tout acabit abordant autant la formation et le marché du travail que les jeux artistiques (vendredi le 10, 17h30), la violence (samedi le 11, 15h30) et les jeux en réseau, le public pourra aussi tester des jeux de simulation dit sérieux qui aident notamment à la formation de personnel militaire en plus d’avoir des utilités médicales.

Manettes en l’air!

Arcadia sera aussi le théâtre d’une panoplie de tournois. Tout au long du festival, les hockeyeurs de salons pourront s’affronter lors de la Coupe Cyber Canada (qualifications, vendredi le 10) qui se déroulera sur le populaire jeu NHL 07. Les pros du ping-pong, eux, rivaliseront lors du Challenge Table Tennis (inscription, vendredi et samedi). Puis, pour les amateurs de jeux en réseau à la Unreal Tournament 2004, Counter Strike 1.6 et Warcraft III, les organisateurs ont aussi prévu un épique tournoi de 48 heures réunissant plus de 250 compétiteurs en réseau (www.arcadia.lqjr.qc.ca pour plus de détails). Avec des bourses et des prix se chiffrant dans les milliers de dollars, ces joutes s’annoncent particulièrement corsées. Puis, pour les joueurs plus nostalgiques, des associations de collectionneurs de jeux vidéo mettront à la disposition du public de vieilles bécanes comme l’Atari, le Commodore et le bon vieux Coleco. « Question jeux rétro, j’aimais bien Donkey Kong, mais Pong et Tetris demeurent mes préférés” confiera d’ailleurs la productrice des festivités. Même l’humoriste et porte-parole Christopher Williams sera de la partie en affrontant des visiteurs vendredi et samedi. Bref, réchauffez-vous bien les pouces.

Quand jeu rime avec films et musique

Le festival rattise large en projetant aussi une sélection de mangas, de dessins animés culte à la Happy Tree Friends, de films asiatiques ainsi que des longs-métrages tirés de jeux vidéo allant de l’impressionnant Final Fantasy VII aux Alone In The Dark, Bloodrayne et autres navets cataclysmiques du réalisateur de série Z Uwe Boll. Comme si ce n’était pas assez, les guitaristes en herbe pourront accompagner The Ramones et Queens Of The Stone Age à l’aide du jeu Guitar Hero tandis que les fanas du Match des étoiles, eux, tenteront de suivre le rythme du jeu de danse DDR Supernova. À noter que le 11 novembre prochain, l’événement présentera aussi un autre « happening» carburant aux jeux vidéo: un concert au Club Soda mettant en vedette la formation Minibosses. Projet originaire du Massachusetts, la joyeuse bande s’est surtout fait connaître sur la Toile en reprenant des thèmes de jeux comme Castlevania et Super Mario Bros 2 à la sauce prog rock. « La prestation de l’année passée à Arcadia était le premier concert canadien du groupe.» précise Boisvert. « De retour à la demande générale, les Minibosses se produiront dans un contexte plus “traditionnel”, plus “show rock dans une salle de spectacle”» ajoutera-t-elle en faisant référence au précédent concert du collectif donné dans les enceintes du Cepsum.

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