L’histoire du rock raconté aux enfants: PJ Harvey

D’une enfance sur une ferme d’Angleterre jusqu’à son ascension comme reine du rock des années 90, voici la petite histoire de PJ Harvey.
Née en 1969 à Yeovil d’un père ouvrier et d’une mère artiste, Polly Jean Harvey a rapidement été initiée à la musique. Après une tendre enfance bercée par la musique de John Lee Hooker et de Jimi Hendrix, Harvey prendra des leçons de guitare et de saxophone. Adolescente, Polly Jean partagera son temps entre ses études en sculpture et des groupes de son patelin comme Bologna et The Polekats. En 1991, elle va s’entourer du percussionniste Rob Ellis — un ancien compagnon d’arme de la formation Automatic Dlamini auquel Polly Jean a participé — et du bassiste Ian Olliver (qui allait vite être remplacé par Steve Vaughan) pour former le trio PJ Harvey. Malgré un premier concert désastreux interrompu par le propriétaire des lieux (prétextant que la musique du collectif faisait fuir la clientèle), les compères vont tout de même aboutir sur l’étiquette Too Pure après avoir enregistré un premier simple — « Dress» — pour une poignée de dollars.

Encensés par la critique (John Peel allait même qualifier la pièce de « single of the week » dans l’hebdomadaire Melody Maker), les premiers simples du trio mèneront dès 1992 à l’enregistrement de l’album Dry lancé ainsi qu’une tournée qui allait se terminer au prestigieux Reading Festival. Polly Jean s’attellera par la suite à l’enregistrement de Rid Of Me. Capté en compagnie des musiciens d’Harvey ainsi que du fameux réalisateur Steve Albini (proche collaborateur de The Pixies, Nirvana, Godspeed You! Black Emperor… la totale, quoi!), ce deuxième album sera aussi bien accueilli de la presse que du public. La chanteuse profitera de la série de concerts accompagnant l’oeuvre pour se faire plus théâtrale en affectionnant des tenues de scène hautes en couleurs. Au même moment, les médias internationaux s’interresseront de près à la leader du groupe qu’on qualifiera autant de militante féministe que de « riot grrrl » (des propos qui seront par la suite réfutés par la principale intéressée).

La tournée Rid Of Me marquera aussi la dernière collaboration entre Harvey, Ellis et Vaughan. Maintenant une artiste solo, PJ endisquera To Bring You My Love en 1995 avec des musiciens triés sur le volet. Plus riche et plus « blues » que ses parutions précédentes, ce compact se hissera sur les palmarès états-uniens, sera consacré « album de l’année » par plusieurs publications (notamment Rolling Stone et The Village Voice) en plus de faire découvrir l’artiste au grand public à l’aide du vidéoclip du succès « Down By The Water ». Bref, tout va bien.

En 1998, Harvey signera le plus expérimental Is This Desire?. Suivra, en 2000, un album aussi positif qu’aggressif intitulé Stories From The City, Stories From The Sea auquel le leader de Radiohead Thom Yorke contribuera (la galette se méritera d’ailleurs un Mercury Prize, le premier remis à une femme). Polly Jean collaborera aussi à des pièces de Nick Cave, Giant Sand ainsi qu’à des Desert Sessions de Josh Homme. L’année suivante, elle sera déclarée la plus grande dame du rock selon le lectorat du magazine Q.

Plus tôt cette année, PJ Harvey lançait le DVD Please Leave Quietly qui récapitule la carrière de l’artiste. La chanteuse devrait d’ailleurs retourner en studio en novembre pour travailler sur son huitième album. Comme quoi, la vie sur une femme a parfois du bon.

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